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Le quartier des castors à Rennes, un quartier construit par ses habitants

Si vous passez par le quartier de la Binquenais, vous l’avez sans doute déjà remarqué. Cet îlot de constructions identiques, un peu à part à Rennes capte les regards. Il s’agit du quartier des Castors, un lieu symbolique de la cité rennaise. Pourquoi ? Parce qu’il fut construit par ses habitants !

 

Un peu d’histoire…

La Seconde Guerre mondiale est finie depuis peu.  Rennes a subi de très lourds bombardements et les personnes commencent juste à retrouver un peu de calme. Et le constat est accablant. Les logements manquent terriblement. Mais tout manque et créer de nouvelles habitations ne passe pas toujours au premier plan.

C’est alors qu’un groupe de Rennais va trouver une solution pour se loger ! Construire sa maison soi-même. Cette idée, simple et pourtant pas si évidente que cela lorsque l’on n’est pas un professionnel de la maçonnerie, a germé dans l’entre-deux-guerres. C’est à Bayonne, dans les Barthes de l'Adour, que l’on retrouve les premières constructions des Castors. Des familles, des amis, des inconnus se regroupent alors pour construire leurs maisons dans des zones laissées jusque-là à l’abandon et acquises à très petit prix.

L’après Seconde-Guerre mondiale crée une nouvelle demande, encore plus importante et ce mouvement d’auto-construction qui regroupe différentes associations gagne différentes villes françaises dont Rennes.

1950 marque la naissance officielle de l’Union Nationale des Castors (UNC) à Rennes. Cette union a pour principe de regrouper les différents mouvements apparus sur le territoire français et de les aider dans la construction des maisons sur différents points : administratif, juridique,  technique mais aussi de les représenter auprès des différents organismes. Ce premier pas va conduire à la création de la Confédération Française des Unions de Castors (CFUC) en 1954.

Des particuliers vont alors se regrouper pour non pas bâtir une seule maison mais un quartier. Cet esprit Castor a donné naissance dans le quartier de la Binquenais rennais à des maisons qui sont encore aujourd’hui une trace unique de ce mouvement : le quartier des Castors, un lieu à part dans la ville mais aussi dans l’histoire.

 

Le quartier des Castors à Rennes

Pour qui y passe aujourd’hui dans ce quartier, il s’agit d’un ensemble tranquille de maisons aux façades identiques. Mais le lieu a une histoire.

Une annonce paraît dans Ouest-France en 1953. Une réunion va avoir lieu pour présenter l’association solidaire des Castors.  Des dizaines de personnes habitant des taudis s’y rendent et découvrent ce principe simple : construire des maisons. Il faut verser un droit d’adhésion qui à l’époque était assez important (8000F) pour faire partie des Castors puis une mensualité de 3500F. La somme est élevée pour de nombreux associés qui ne gagnent pas plus de 14 000F. Mais ils veulent avancer et parient sur cette idée. L’organisation est mise en place assez rapidement. Les règles et le planning sont complétés par l’arrivée d’un jeune architecte Paul Pothier.

Mais la construction prend du temps et de l’argent. Une chance que deux comptables fassent partie de l’association ! Léon Pailhès et Pierre Repessé réussissent à obtenir des matières premières à bon prix et l’aide de la SNCF et de l’Arsenal pour les outils et certaines matières premières

Le 31 janvier 1954, la première pierre est posée. Se met en place un véritable esprit fraternel qui n’a jamais cessé durant les 5 années qu’a duré ce chantier. Des personnes qui n’avaient jamais touché une truelle deviennent de véritables maçons. Des agriculteurs font des corniches, les week-ends, c’est une véritable fourmilière qui attire les curieux.

La première maison un T4 de 68m², ouvre ses portes aux Leborgne en 1956. Deux ans plus tard, la dernière des 170 maisons est terminée. L’attribution des maisons s’est faite par tirage au sort pour plus d’égalité.  L’association rennaise des Castors peut disparaitre. Mais les habitants du nouveau quartier gardent cet esprit de cohésion encore de très nombreuses années.


 

Le quartier des Castors aujourd’hui


En janvier 2013, l’association le « Village des Castors » a vu le jour. Elle perpétue l’histoire de cet îlot de solidarité. Aujourd’hui il reste encore 25 « vraies maisons Castor ».

Le quartier a évolué au fil du temps. Il accueille aujourd’hui la classe moyenne rennaise et les prix de l’immobilier ont flambé. Une maison Castor est devenu un témoignage historique que beaucoup veulent. Les prix peuvent ainsi atteindre 300 000 euros !

Il est vrai que le quartier de la Binquenais et donc des Castors est bien situé, proche de la gare et du métro sans oublier les commerces. Ce quartier s’est développé grâce à l’apparition des maisons Castors qui aujourd’hui occupent la zone entre le boulevard Louis Volcair et Gaëtan Hervé.

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Rennes 2030 - le projet urbain se dessine

Comme toute ville, Rennes vit. Et pour cela, elle a des projets urbains d’importance. Dès 2016, une concertation s’est mise en place et a donné naissance à un projet « Rennes 2030 » qui modifiera la cité en profondeur sans pour autant lui retirer ses atouts.

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L’urbain mis au premier plan


On a d’abord demandé aux habitants de Rennes leurs préoccupations et désirs pour transformer leur ville. Plusieurs demandes sont alors apparues. Les Rennais veulent se réapproprier les bords de l’Ille et de la Vilaine. Pour cela, ils veulent des projets qui valorisent la nature. On a alors traduit ce souhait en imaginant des espaces végétalisés comprenant des ilots verts. On veut conserver les jardins et on imagine une « diagonale verte » entre les Gayeulles et la Vilaine en mettant en avant le coefficient de végétalisation. Celui-ci devra mettre en lumière les cours d’eau.

Les habitants ont également favorisé une ville à taille humaine, plus sûre.  La réponse a alors été de conforter l’identité des différents quartiers en privilégiant l’intégration d’espaces verts non construits. Pour cela de nouvelles règles d’urbanisme ont vu le jour : la qualité architecturale est mise en avant avec des quartiers pavillonnaires plus présents. Les commerces ne sont pas négligés et le projet veut créer des pôles où petits et grands commerces coexistent. Enfin les liaisons entre les différents quartiers sont prépondérantes.

Les Rennais veulent aussi valoriser leur patrimoine. À ce jour, 1864 éléments sont pris en compte dans le PLU. Dans le futur plan d’urbanisme, ce seront plus de 2400 éléments qui seront protégés en fonction d’un nouveau classement par étoiles selon leur niveau d’intérêt. Chaque bâtiment sera reconsidéré en fonction de l’ensemble urbain dans lequel il se trouve, pour une mise en valeur sans faute. Mais le patrimoine n’est pas qu’architectural. Et en cela, le nouveau projet diffère de ses prédécesseurs puisqu’il va englober tous les types : paysager, mémoriel, ordinaire… Rennes veut un patrimoine vivant et veut l’associer aux créations contemporaines. On peut ainsi voir le Couvent des Jacobins, du XIVème siècle, devenir un centre de congrès. Le site hospitalier du Bois Perrin abritera des logements.

Un projet complet qui veut valoriser les richesses rennaises


Même si on veut donner une place importante à la nature, cela ne peut pas se faire n’importe comment.

On a donc repensé les différentes liaisons entre ville et espaces verts, ville et eau, ville et bois. Des axes distincts et cohérents vont donc être créés. On pourra ainsi se promener sur des chemins reliant les différents étangs et marais présents Étang du Petit Coutance, du Bas Roquet, de la Petite Piblais ou encore de la Rosière… On améliore les promenades existantes, comme la promenade des Bonnets Rouges. En même temps, on va renforcer la protection végétale en faisant appel à l’inventaire participatif.

Le centre-ville n’est pas oublié et les habitants veulent le dynamiser tout en conservant une ville à taille humaine. Pour répondre à cela, le projet 2030 veut développer le nombre de logements mais aussi miser sur la qualité architecturale des nouvelles constructions. La seconde ligne de métro sera un axe majeur du développement qui va permettre de densifier l’animation du cœur de Rennes. Les grands axes d’accès seront renforcés et d’autres seront créés pour relier les autres quartiers au centre. Ces axes permettront également de rattacher les quartiers dits populaires, comme le Blosne ou Gros Chêne, au centre et ainsi de mieux les réhabiliter.

 

Un projet qui prend aussi en compte l’économie


Une ville sans économie forte ne peut pas progresser. Rennes l’a bien compris. « Rennes 2030 » va donc mettre en avant une diversité économique à la pointe du progrès. On va relier les différents pôles pour offrir plus de connectivité. On pourra ainsi voir de nouveaux axes entre les sites de formations et les lieux de recherche. On va également développer l’attractivité des lieux de travail et insister sur le besoin de créer de nouvelles sociétés dans les quartiers populaires. Rennes veut voir les entreprises s’installer en centre-ville ou en périphérie, mais toujours sur les principaux axes qu’il s’agisse des lignes de métro ou de bus CHRONOSTAR. Les zones industrielles vont se moderniser pour attirer de nouveaux employeurs. La Courrouze, par exemple, accueillera plus de 3000 nouveaux emplois. On mise aussi sur la relation Rennes-Paris en TGV et pour cela, là encore, on renforce les transports en commun entre secteurs économiques et centre-ville.

Rennes

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