Immobilier Rennes Covid

L'immobilier à Rennes après le Covid

La pandémie a surpris le monde et a modifié les habitudes. Son impact ne s’est pas limité au quotidien et l’économie en général a aussi subi de gros désagréments. Le marché de l’immobilier rennais a naturellement été confronté à cette période délicate et a connu des changements engendrés par les mesures sanitaires et leurs suites.



Un moment à part dans l'immobilier




La France a connu près de deux mois de confinement. L’économie était à l’arrêt. Les personnes restaient chez elles sans faire de dépenses. Les bas de laine se sont remplis. Les transactions sont restées au point mort.

Si 2019 a été l’année qui a connu un record de transactions immobilières, 2020 sera, quant à elle, son opposé. Les deux premiers mois avaient pourtant été très prometteurs avec une augmentation de 7% des ventes immobilières. Puis le glas est tombé et tout s’est arrêté. Ne pouvant se déplacer, les acheteurs ont dû demander un délai pour la signature des compromis et contrats de vente. D’autant que les banques, quasiment à l’arrêt, ne pouvaient répondre à leur demande de financement. Même si les agences immobilières ont tenté de poursuivre leurs activités via le net, même si les notaires ont proposé la signature des contrats en ligne, les potentiels acheteurs n’osaient plus chercher un nouveau bien, totalement dans le flou quant à leur avenir.

La paralysie a alors tout simplement gagné le marché immobilier dans son ensemble. Et pourtant. Durant cette période, de nombreuses personnes ont réalisé que leur habitation ne leur convenait plus et ont envisagé d’en changer. Les appartements trop petits ou sans balcon sont devenus des prisons que l’on souhaitait quitter au plus vite. De nombreux Franciliens ont envisagé de quitter la région parisienne pour trouver un petit nid douillet en province. Et dès que le confinement et l’état d’urgence ont été du passé, ils ont cherché de nouvelles possibilités pour mieux vivre. Près de 50% des résidents en appartement ont voulu un espace plus grand. Et plus de 50% désiraient un espace extérieur.


Une reprise remarquable des ventes immobilières




Que cela soit sur le plan national que régional, ces effets ont été les mêmes. Et certaines régions françaises ont connu un regain d’intérêt important. La Bretagne,  et tout particulièrement Rennes, sont alors devenues des zones privilégiées pour s’installer. Les potentiels futurs résidents ont donc dû trouver une nouvelle habitation dans une région agréable, moins touchée par la Covid-19 et pratique.

Et ces atouts ont accéléré la reprise de façon importante. Les maisons bretonnes avec de beaux espaces extérieurs sont devenues des biens très recherchés. Ces biens séduisent les acheteurs ayant déjà acheté un bien et disposant ainsi d’un capital. Les primo-accédants restent plus frileux mais cette tiédeur tend à disparaître.

Toutefois leur choix se porte sur des biens d’une autre portée, à savoir des appartements avec balcon dans la cité rennaise. Il est vrai que Rennes dispose de tout ce qu’il faut pour un jeune couple ou une famille mais aussi de moyens pratiques très utiles pour tous ceux qui souhaitent continuer à travailler à Paris. La nouvelle gare LGV leur permet de rejoindre la capitale en une heure et demie ! Le télétravail a aussi joué un rôle important : on peut travailler de partout.


Des changements visibles sur l'immobilier breton et rennais




Jusqu’à présent, les transactions immobilières en Bretagne concernaient majoritairement des personnes souhaitant une maison pour leur retraite, une résidence secondaire pour les vacances ou les Bretons eux-mêmes. Aujourd’hui, le territoire attire des personnes de tous les coins de France et principalement de région parisienne. Ils y trouvent, comme nous l’avons dit, un lieu facile d’accès et au calme. Ces nouvelles recherches ont fortement influé sur le marché immobilier. Avec la crise sanitaire, ils ont pris conscience de leurs véritables besoins et se sont tournés vers des biens immobiliers plus grands, mieux situés et condition incontournable avec un espace extérieur.

Plus de demandes impliquent moins de biens disponibles. Et moins de biens, cela signifie une augmentation des prix. Les appartements anciens ont connu une augmentation moyenne de presque 8% à Rennes et 6% à Brest. Les prix des maisons anciennes ont grimpé de près de 4%. Les appartements neufs ont aussi subi une augmentation très importante. À Rennes, par exemple, les prix ont connu une hausse de près de 14%. Le prix moyen au mètre carré dans la cité rennaise a atteint plus de 3600 euros. Les studios, particulièrement recherchés par les investisseurs et les étudiants, ont connu une augmentation phénoménale et le m² atteint dorénavant 4600 €.

Dès le déconfinement, on a vu un véritable rush sur les biens immobiliers bretons. Juillet a marqué un nombre de ventes particulièrement élevé, ce qui n’est pas habituel.

Les biens partent vite. On rêve d’une belle maison dans la campagne bretonne ou d’un vaste appartement neuf dans les nouveaux quartiers de Rennes. La peur d’un second confinement, l’envie d’être mieux et de profiter des atouts de la région ont joué un rôle important dans l’accélération des transactions immobilières à Rennes et dans toute la Bretagne. La région est devenue une destination idéale non plus seulement pour une résidence secondaire mais aussi pour y vivre tout simplement.

Reste à voir si cet engouement va se poursuivre une fois le problème Covid passé.